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Le plat pays

Vendredi 23 avril 2004, 17 heures. Après un voyage sans histoire, nous voici enfin arrivés à notre destination : le plat pays.

Un peu fourbus, les uns et les autres s’extraient du car et c’est une sympathique bousculade dans le hall de l’hôtel envahi pour l’occasion par un joyeux groupe baragouinant dans la langue de Molière. A peine avons nous le temps de jeter un œil curieux sur nos chambres qu’il est déjà temps de redescendre. En bas, un cocktail nous attend et les conversations peuvent reprendre. Des partenaires de dernière minute mettent au point (il est bien temps) quelques enchères cependant que d’autres en sont encore à se demander en face de qui ils se retrouveront le soir. L’ambiance est à la joie et tout le monde semble ravi. C’est dans ce climat décontracté que chacun passe à table et le vocabulaire gastronomique remplace peu à peu les longue phrases bridgesques. Une fois les agapes terminées, l’heure n’est pas, malheureusement à la digestion ! Une longue soirée s’annonce où nous allons devoir représenter dignement notre pays. Nous découvrons parfois dans la douleur que, dans cette lointaine contrée, les valets peuvent parfois prendre les rois ou tout au moins… surprendre les innocents bridgeurs français que nous sommes ! Mais ne nous cherchons pas de vaines excuses…. Ces néerlandais sont bigrement forts et seules quelques paires françaises parviennent à accrocher le haut du tableau. Qu’importe ! La soirée était très conviviale, agrémentée par les passages répétés et tentateurs de jeunes femmes nous proposant à volonté boissons et gâteaux et il est très tard lorsque nous regagnons, un peu fourbus, il faut bien le reconnaître, nos chambres d’hôtel. Le lendemain, un réveil impitoyable nous tire des toiles aux aurores et c’est un groupe ensommeillé qui se retrouve dans le car. Destination : Keukenhof et ses merveilleux champs de tulipes.Nous avons quelques heures pour nous en mettre plein les yeux et les appareils photos. A 14 heures, après avoir réussi tant bien que mal à récupérer tout le monde, le car reprend la route vers Herleen.

Passage éclair dans les chambres, juste le temps de recoiffer une mèche folle ou de changer de tenue. Il est temps de se rendre à la mairie, ce que nous prenons grand plaisir à faire sur le pas de la promenade en découvrant le centre ville. Cocktails, petits fours, discours, échange de cadeaux, remerciements, etc…
Nous sommes reçus vraiment très chaleureusement par l’équipe municipale. Mais voilà qu’il est à nouveau l’heure de se diriger vers les grandes salles du club de bridge où un repas préparé par nos amis néerlandais nous attend. Après quoi il faudra retrouver quelques réserves d’énergie pour affronter les équipes locales en duplicate cette fois-ci.
Score sans appel… Peut-être sont-ils trop forts pour nous ? Quoi qu’il en soit, c’est un grand moment de bridge nous permettant de découvrir d’autres systèmes de jeu et où chacun s’efforce, dans la mesure de ses possibilités, de communiquer avec nos hôtes. Cela parle anglais, allemand, flamand ou français ; c’est une cacophonie sans nom… Et il paraît que les bridgeurs sont silencieux ! Dimanche… C’est le moment du départ. Un petit détour vers les hauts sommets de ( ?) où nous posons devant un moulin pour immortaliser notre incursion dans le plat pays puis tout le monde remonte dans le car. Enfin, une dernière étape nous conduit à Maastrich. Là, délaissant le centre moderne de la capitale européenne, nous découvrons avec ravissement les remparts et les rues historiques de la vieille ville. Enfin, c’est le retour… Les valises sur le parking de Saint-Rémi, les adieux déchirants… (jusqu’au prochain tournoi de régularité). Chacun rentre chez soi, un peu fatigué peut-être mais riche de ces trois journées merveilleuses. D’ailleurs, même si tout est terminé, un parfum de Hollande flotte encore un peu les semaines qui suivent. Des réflexions fusent le jeudi soir, des bribes de phrases traînent : « C’est comme à Herleen » ou « Tu te souviens à Maastrich ». Mais oui bien sûr, tout le monde se souvient. C’était un grand moment. Bravo et merci à Alex mais surtout… A quand le prochain départ ?
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